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  • kimcat
  • J'ai 2 passions : les livres et les chats
 j'ai un fils de 31 ans, une fille de 28 ans ( aussi passionnée que moi pour les livres...)
 j'ai écrit un roman " LISABELLE "
 Une histoire qui a pour toile de fond, le chat...
  • J'ai 2 passions : les livres et les chats j'ai un fils de 31 ans, une fille de 28 ans ( aussi passionnée que moi pour les livres...) j'ai écrit un roman " LISABELLE " Une histoire qui a pour toile de fond, le chat...

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 Mon roman :  LISABELLE
 (mars 2008)
 http://lisabelle.briot.free.fr/

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:00

chat-livre-reve-fb-2-juillet-14.jpg

Je participe au défi n°127

http://c-estenecrivantqu-ondevient.hautetfort.com/archive/2014/06/30/defi-n-126-5383002.html

J'ai trouvé dans ma bibliothèque un drôle de livre tout habillé de cuir rouge qui ne m'appartenait pas ! Le titre avait de quoi me surprendre, amoureuse des chats comme je l'étais : "La Bible des Chats selon Saint Matou". Plus exactement, c'était Mandoline, qui d'un coup de patte bien ciblé, l'avait remarqué et l'avait fait choir sur ma tête, alors que je lisais bien tranquillement sur le canapé. Sonnée et interloquée ! D'où pouvait-il bien sortir ? Il était inutile de me creuser les méninges car cela risquait de me filer une migraine carabinée... D'autant que ce livre semblait être un cadeau tombé du ciel ! Aussitôt ouvert et au fur et à mesure que je feuilletais les pages en papier glacé, j'étais émerveillée par la beauté époustouflante des photographies. Et quelle ne fut pas ma surprise de m'apercevoir qu'il s'agissait des photos de tous mes chats disparus ! N'étais-je point en train de rêver toute éveillée ? Qui avait bien pu glisser un tel trésor félin, à mon insu, sur une étagère, entre La Chatte de Colette et Les chats de hasard d'Anny Duperey ? Mystère de Mistigri et boule de poils ! J'allais mener ma petite enquête à pattes de velours.

Il paraît que la nuit tous les chats sont gris... A suivre...

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:00

folie-amour-fable-jj-grandville.jpg

                  Illustration de JJ Grandville

Ce joli texte circule sur la toile comme étant celui de Jean de La Fontaine. C'est ma chaminaute Yo qui me l'a envoyé. Or, il semble que ce soit une adaptation modernisée de sa Fable "La Folie et l'Amour" consultable ici :

http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/amourfol.htm

On en ignore d'ailleurs l'auteur !!!

La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent. Après le café la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C'est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez. Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.

Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
-1, 2, 3,... la Folie commença à compter.
L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher.
L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
- CENT ! cria la Folie, je vais commencer à chercher...
La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.
En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité...
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l'Amour ?
Personne ne l'avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l'Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri.
C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours.
L'Amour accepta les excuses.
Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours...

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 10:06

chat-poete-n-16.jpg     

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 10:01

proverbe-chemin.jpg

Vous avez été nombreux à me solliciter pour donner une fin à ma nouvelle "Les mille petits tracas de Vitalie) écrite en 5 volets. C'est chose faite et la voici (j'espère qu'elle vous plaira) :

Que de chemin avait parcouru Vitalie depuis son départ précipité pour se rendre en catastrophe au chevet de sa sœur chérie, salement amochée par un jeune déséquilibré ! De l’eau aux multiples remous avait coulé sous les ponts de la quinquagénaire pour franchir la limite à dépasser afin de s’échapper de son satané Trou d’Enfer  pas franchement folichon et aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs… Deux années entières pour soigner sa soeur qui avait survécu à sa terrible agression, remettre les pendules et quitter pour de bon le domicile conjugal. Elle avait épaulé son beau-frère dans la lourde tâche de  panser les plaies d’une Désirée traumatisée. Un prétexte idéal pour ne pas regagner ses pénates et laisser son « cher et tendre » mijoter dans son jus. Elle lui avait juste envoyé ce message bref et explicite : « Oublie-moi… »  Si Vitalie avait transgressé les règles du mariage, son comportement n’était pas pour autant celui d’une pécheresse. Elle désirait juste faire le point sur cette vie terne et maussade à laquelle elle s’était accoutumée. Elle en avait assez soupé de cette vie-là ! Alors : adieu veau, vache, cochon, mouton… et tout le saint-frusquin et surtout l’affreux Loup !! Elle voulait se dégager de son emprise. Elle voulait s’assumer loin de lui. « Tout s’achève un jour ou l’autre ! «  se disait-elle pour se donner bonne conscience. D’autant que son mari était lui plutôt d’humeur à batifoler ! Un Loup ventripotent et volage qui avait profité de son absence pour se vautrer dans la luxure… S’il avait mal vécu au début son célibat forcé,  ne voulant pas admettre qu’il regrettait son ingrate épouse, il avait vite rebondi sur son bidon enceint de 6 mois mais n’abritant point d’enfançon. Eh oui, Loup avait ouvert son sex-shop !!! Il avait réalisé son  rêve de patachon.  Dans l’espoir de trouver une remplaçante pour son foyer si lâchement déserté,  il avait sauté sur tout ce qui bougeait avec une paire de seins… La nuit, il faisait des folies de son corps et s’en donnait à cœur joie ;  il dégota même une gourgandine aguicheuse, délurée, dépoitraillée et outrageusement maquillée ramassée sur le trottoir, une « Belle-en-Cuisse au regard de braise à faire voler en éclats les boutons de braguette » pour le seconder  dans son antre de perdition. Cela cancanait dur dans le patelin ! On déblatérait sec à la barbe du maître de céans. Jusqu’à ce que son allure négligée, avec ses chemises froissées et ses pantalons  tachés maintenus par des vilaines paires de bretelles toutes emberlificotées , finisse par faire fuir une clientèle pourtant avertie et d’ordinaire pas trop à cheval sur la coquetterie  ;  y compris la postière moustachue et renfrognée,  surnommée à juste titre « grenouille de bénitier » qui refusait de lui livrer son courrier ! Sa dégaine à ne pas piquer des hannetons avait également lassé les curieux qui se bousculaient avec des yeux ébouriffés et des langues pendantes propices à  alimenter les derniers potins du village. Au bout de quelques mois euphoriques, la maison au parfum de scandale fit faillite… Loup, qui avait déposé le bilan, sombra dans un marasme misanthropique. Enfermé entre ses quatre murs, il ne voulait plus voir quiconque. Il passait son temps à boire de la vodka-orange ou du whisky-coca et à roupiller. A ronfler comme un sonneur, il ne gênait plus personne. A ce régime-là, il ne fit pas long feu. Une cuite magistrale le terrassa une nuit. Apnées et alcools ne faisaient pas bon ménage…Le mari idiopathique de Vitalie avait rendu  l’âme sans bruits et sans fracas !

C’était presque la « dolce vita » pour sa veuve nullement éplorée ! Pas de pleurnicheries futiles ou hypocrites. Elle avait bien versé une petite larme lors des obsèques mais seulement en repensant aux jours heureux de son mariage… Trop d’années de chagrin lui revenaient en mémoire. Elle avait vendu la maison, récupéré son coq nain et s’était installée à Annecy, près du lac. Ses cheveux jaunes et hirsutes étaient à nouveau disciplinés et d’un beau blond doré. Elle avait perdu du poids ;  sa cellulite et ses bourrelets avaient fondu comme neige au soleil.  Elle avait rajeuni d’une bonne décennie… Grâce à son brave Sybil qui souffrait bien d’une cystite chronique, elle avait succombé au charme du vétérinaire, chez qui elle se rendait tous les quatre matins !  Un homme aux yeux rieurs et aux tempes grisonnantes, épais comme un haricot vert, qui portait un nom qui lui allait comme un gant : Didier Gentil. Si Vitalie avait passé l’âge de croire aux princes charmants, elle n’en planait pas moins sur son petit nuage. De toute façon, il restait encore à prouver que  les princes n’existaient plus ! Un avenir plus lumineux se dessinait et allait éclairer sa vie ; tout en sachant que le bonheur pouvait se révéler aussi furtif qu’une étoile filante dans le ciel et disparaître d’un moment à l’autre…

Et puis,  elle s’était rabibochée avec son fils Cyprien, bien content de revoir une maman citadine et épanouie. Elle avait maintenant toute sa petite famille autour d’elle : sa soeurette Désirée, son mari Alain, ses neveux Florentin, Corentin et Valentin. Et son gentil Didier  (Didou pour les intimes) qui occupait toutes ses pensées…Et rien n’était jamais perdu, les échecs étaient des paliers pour accéder à l’étape suivante…

A l’aube d’une nouvelle vie, Vitalie, dotée d’une vitalité réparatrice, s’était débarrassée de ses vieux démons et  ne souffrait plus d’insomnies, même si elle continuait chaque soir, de se préparer sa tisane au miel de pissenlits avant de se coucher. Elle se répétait avant de s’endormir  qu’elle était sur le bon chemin puisque regarder en arrière ne l’intéressait plus… 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 10:02

vitalie-chantaloup.gifEn août 2009, j'ai écrit 5 nouvelles.

En voici le 5e et dernier volet :

Le matin, poser le premier pied sur la  carpette de lit  après une énième mauvaise  nuit est une épreuve. Se faire apostropher par son mari en est une autre. Non content que je suis passablement ensuquée. Mais ce qui allait suivre n’était pas annoncé sur le programme de ma journée.

Alain, mon beau-frère, le mari de Désirée vient de téléphoner, complètement affolé. Ma sœur est à l’hôpital. Je ne réalise pas encore la gravité des faits. Désirée a reçu plusieurs coups de couteau dans l’abdomen à la sortie du collège. Un fou furieux  lui a sauté dessus et l’a sauvagement poignardée. Son état est jugé sérieux et préoccupant. Elle est actuellement au bloc opératoire. Je n’ai pas une minute à perdre. Il faut que je saute dans le premier train pour me rendre à Annecy.

 Pourtant depuis ce coup de fil assommoir, je tourne en rond dans la cuisine, j’arpente les douze mètres carrés comme un automate, le dos raide, les bras croisés, les jambes cotonneuses et les mâchoires crispées. Je suis sous le choc. J’imagine ma pauvre Désirée baignant dans son sang sur le bord d’un trottoir. Ma pauvre tête va exploser. Mon cher et tendre au lieu de me réconforter  ne fait rien non plus pour me remonter le moral :                           

- Tu ferais mieux de te dépêcher de déguerpir. Si elle est entre la vie et la mort !

- Tais-toi Loup pour l’amour du ciel ! Ne parle pas de malheur ! Je suis déjà assez choquée ! Ce n’est pas la peine d’en rajouter !

- Sans être alarmiste, il ne faut pas te voiler la face. Ses blessures sont graves. Alain te l’a dit. Elle risque de mourir.

- Et mes parents tu y as pensé ? Ils sont âgés et pas en très bonne santé. Mon dieu non ! Faîtes qu’il n’arrive rien à ma petite sœur !

- Ta petite sœur n’est pas autrement faite que les autres ; elle est de chair et de sang…

- Ce n’est pas possible Loup ! Comment tu peux me parler de la sorte ? Bien sûr, il ne s’agit pas de ta sœur à toi. Et puis tu ne l’as jamais trop portée dans ton cœur, Désirée. De toute façon, tout le monde le sait, tu as un cœur de pierre.

- Non Vitalie, je suis réaliste c’est tout. Nous sommes tous mortels et quand c’est l’heure de son dernier rendez-vous, il faut s’y rendre. On n’a pas vraiment le choix.

- Puisque c’est ainsi, je m’en vais… Surtout ne m’accompagne pas, je n’ai pas besoin de toi pour trouver mon chemin. Je vais appeler un taxi pour aller à la gare.

- Comme il te plaira. Bon voyage.

- Je m’en fiche pas mal de tes vœux de bon voyage. C’est tout de même malheureux de n’avoir aucun soutien de ta part. Je serais seule que ce ne serait pas pire.

- Oui, mais voilà, Vitalie tu n’es pas seule…

- Et mal accompagnée. Que reste-t-il de nos amours d’antan ?

- Rien. Tu me supportes et je te supporte.

- Ce n’est pas nouveau. Le disque est rayé depuis longtemps. Au fait, je prends mon chat. Tu serais bien capable de lui faire des misères durant mon absence.

-  Excellente idée, si tu ne veux pas qu’il finisse découpé en morceaux et cuisiné en civet.

- Quelle horreur !  Mon Sybil en civet ! Pas étonnant qu’il ne t’aime pas.

- Je ne l’aime pas non plus, je te rassure.

- Tu es un monstre, Loup !

- Je suis un loup, c’est tout.

- Les vrais loups sont moins féroces que toi !

- Sauf quand ils ont faim. Alors débarrasse-moi de ton gros minet avant qu’il ne soit trop tard. Je ne m’appelle pas Titi.

- Je ne vais pas me faire prier. Je prends mes cliques  et mes claques. Je pars.

- Prends ton temps, ne reviens pas trop vite. Je vais profiter de ces quelques jours de vacances inespérées pour faire du rangement. La maison est un véritable capharnaüm.

- Prends bien soin de ton actimètre. Ne va pas piquer du nez dans mes rosiers…

- Je n’ai nullement l’intention de me retrouver le visage boursouflé ! Des épines, j’en ai assez caressé…

- Pauvre chou !

- Et encore moins d’avoir le nez en chou-fleur…

- Non, déjà qu’il ressemble à une patate…

- Allez, Vitalie, fais-moi plaisir, fiche-moi le camp avant que je te saute à la gorge. J’ai des envies de mordre à t’entendre énumérer tes balivernes de basse classe.

De guerre lasse, je choisis de me taire et de prendre mes jambes à mon cou…

Je suis éreintée, lasse de devoir toujours me plier à ses directives… Je voudrais tant me confier à quelqu’un. Mais à qui ? Ma petite Désirée ne sera peut-être plus en état pour écouter mes lamentations. « Je t’en supplie, sœurette, ne meurs pas ! »

Le temps de boucler ma valise en quatrième vitesse, d’attraper mon Sybil qui me fait les gros yeux et je suis en partance pour Annecy.

Retrouvez ma Vitalie illustrée chez Chantaloup

Elle est irrésistiblement drôle !

© Ce texte n'est pas libre de droits

http://lesangesetlesdiables.blogspot.fr/2013/11/mille-et-cinq-petits-tracas-de-vitalie.html

 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 10:00

vitalie_laisse_pas_faire.jpg

En août 2009, j'ai écrit 5 nouvelles... 

En voici le 4e volet : 

Désirée sait que je m’ennuie dans mon village qui compte à peine trois cents âmes. Elle ne m’envie pas du tout. Il faut que les choses bougent autour d’elle. Elle s’éclate trop dans sa ville savoyarde. A presque cinquante ans, elle se dévoue corps et âme à ses fils et à ses élèves.

Phénomène curieux et inexpliqué, les filles Pierrelys n’ont eu que des fils. A nous trois, quatre  garçons répondent à l’appel dont le mien Cyprien qui fêtera ses trente ans l’année prochaine. Seule Claire n’a pas d’héritiers. C’est bien elle finalement la plus veinarde. Elle est libre comme l’air. On dit bien enfant petit, petit souci et  enfant grand, grand tourment. J’ai eu mon lot de  chagrins. J’ai beaucoup aidé Cyprien quand il était dans la mouise jusqu’aux sourcils et maintenant qu’il est tiré des griffes du diable, il nous ignore. A cet égard, mon rejeton est bien ingrat. Depuis cinq ans, depuis qu’il est avec sa Julie, il ne donne pratiquement plus de nouvelles et ne daigne pas franchir le seuil de notre porte ; de surcroît il faut avoir la malchance de vivre à Trou d’Enfer, rue de la Folie ! Pour ce jeune homme élevé à la campagne et  devenu citadin, nous ne sommes plus que des culs terreux  et bouseux sans importance. C’est comme une grosse épine qu’on lui a enlevé du pied pour fuir plus vite son petit patelin maudit ; il est révolu le temps où une Charlotte rigolote chantait : «  Allez hop, tout le monde à la campagne ! »

Mon village a deux cent quatre-vingt dix-huit habitants recensés, moi y comprise. Trou d’Enfer ne possède ni église, ni même un petit commerce. La mairie-école-foyer, place de la Bascule est le seul bâtiment public. Huit rues aux noms insolites qui dessinent vue du ciel une araignée : rue de la Folie (la mienne), rue de la Sorcellerie, rue de la Montée du  Paradis (en hommage à Lucifer, cet ange déchu par Dieu qui chuta du Paradis à jamais perdu et descendit en Enfer ; voilà le prix à payer lorsqu’on ose se rebeller contre le Tout-puissant), rue des Gargouilles, rue des Fées, rue des Palefreniers, rue de Dieu (une nécessité pour conjurer le mauvais sort), rue du Gît-le-Cœur et la rue Sans Nom (les  anciens ont dû avoir peur de donner un nom à cette rue où le ruisseau Dame Blanche prend sa source au pied d’un vieux moulin délabré). Avant 1800, Trou d’Enfer était un village à part entière avec un donjon, un colombier, un pigeonnier et des écuries. Aujourd’hui il ne reste pratiquement plus rien, il ne subsiste que des ruines d’une petite chapelle romane abandonnée en lisière de forêt. Depuis 2006 il n’y a plus d’école primaire, les gens préférant scolariser leurs enfants ailleurs. En 2003, il avait fallu envisager sa fermeture, car le nombre d’élèves ne cessait de baisser.

Cela me fait mal au cœur de constater an après an que notre petit village se meure à petit feu. Une population vieillissante entraîne un déclin démographique irréversible. Il serait temps  de « donner de l’air » aux banlieues surpeuplées et de stopper là la désertification des campagnes. Mais comment lutter contre la désertion rurale ?    

Faudra-t-il ouvrir un sex-shop comme dans certaines contrées pour attirer le client ?

Non certainement pas, on n’ira pas jusque là ; on ne se couvrira pas de ridicule. Ca ferait désordre. En tant que conseillère municipale, je m’y opposerais farouchement. Il y assez de vices et de vicelards de par le monde.

© Ce texte n'est pas libre de droit. 

Retrouvez ma Vitalie illustrée chez Chantaloup !

Elle est irrésistiblement drôle !

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 10:00

reve-de-jeune-fille.gif

En août 2009, j'ai écrit 5 nouvelles... 

En voici le 3e volet : 

Parlons-en !!! Ce jour-là, oui, j’ai eu le tort de croire que c’était le plus beau jour de ma vie comme toutes les jeunes filles. Je suis tombée seulement sur un loup et je n’ai pas fait la bonne pioche. A cette époque, je n’étais pas une vieille grincheuse. J’avais ce côté un peu canaille, « ce je ne sais quoi » qui fascine les hommes et les fait craquer… Durant notre lune de miel à Venise, j’avais d’ailleurs eu droit aux hurlements d’un Loup jaloux qui pensait manifestement que les bellâtres italiens roucoulaient à mes pieds presque autant que les pigeons sur la Place Saint-Marc. « Ah, déguster un cappuccino à la terrasse du Café Florian ! Dire que les nouveaux tourtereaux risquent maintenant de convoler sans pigeons ! J’ai appris que la municipalité avait décidé d’employer les grands moyens pour empêcher les volatiles de souiller la Cité des Doges ; donc finis les grains de riz ! Que ce sera triste Venise sans  pigeons ! » Presque trente ans après le résultat est un peu décevant.

« C’est que dans sa jeunesse primesautière, Vitalie était appétissante, à défaut de savoir cuisiner ! » Il n’y avait pas de quoi se faire péter la sous-ventrière. Je ne savais même pas faire cuire un œuf avant le mariage ! Je m’en fichais éperdument, j’avais l’immense privilège de porter le même prénom que l’une des sœurs d’Arthur Rimbaud, poète que je vénérais. Vitalie, la fille de Vital Pierrelys. Ce papa souvent  absent pour obligations professionnelles qui ne s’occupait pas beaucoup de l’éducation de sa progéniture. Il était toujours par monts et par vaux. Mon père était lépidoptérologue. La lépidoptérologie est une science spécialisée dans l’étude des papillons.  Il travaillait à Japipi dans la région amazonienne de Madre de Dios au Pérou à la frontière avec le Brésil. Il orientait son activité vers la protection des insectes. Il n’était pas question pour lui  d’épingler des lépidoptères sur un tableau de chasse ; on n’était plus au XIXème siècle, où il était de bon ton d’accumuler des collections naturalistes d’animaux séchés.  Je suis l’aînée d’une fratrie de trois filles ;  la cadette Claire et la benjamine Désirée me suivent de très près. Nos années de naissance sont respectivement 1956, 1957 et 1958. Autant dire que nos géniteurs n’ont pas chômé ! A mon avis la petite dernière  n’était pas franchement désirée… Mes parents auraient sans doute préféré un garçon… Mais Désirée a passé une partie de son enfance et de son adolescence à se faire pardonner de ne pas être un garçon et à dorer son blason en parcourant une page de la Grande Histoire de Suède. Celle de la Maison Bernadotte qui n’avait plus aucun secret pour elle. Elle connaissait par cœur le destin fabuleux de Désirée Clary, la première petite fiancée de Napoléon, épouse du Général Jean-Baptiste Bernadotte, couronnée reine de Suède et de Norvège en 1818, dont la descendance est encore aujourd’hui sur le trône. Ma frangine nous en rebattait tellement les oreilles que la Reine Desideria était devenue une habituée de la Maison Pierrelys. C’est tout naturellement que notre Désirée  est devenue professeur d’Histoire à Annecy. Que pouvait-elle faire d’autre ?  Bizarrement c’est avec elle que j’ai le plus d’affinités. Je ne m’entends pas trop bien avec Claire. Désirée a épousé un monsieur Coeurdacier, un courageux à toute épreuve. Elle ne manque pas chaque année de me communiquer les perles relevées sur les copies des élèves pour me divertir un peu  de mon trou perdu :

- Le gouvernement de Vichy siègeait à Bordeaux.

- Jean Moulin fut victime de la Barbie nazie.

- Le génie de la Renaissance Italienne : Mickey l'ange.

- Napoléon III était le neveu de son grand-père.

- Comme Bonaparte, Jules César pouvait dicter plusieurs lettres à la fois, c'était donc un dictateur.

- Jeanne D'Arc voyait des apparitions invisibles.

- Les Allemands nous ont attaqués en traversant les Pyrénées à Grenoble.

- La Guerre de Cent Ans a duré de 1914 à 1918.

- En 1945, les Américains déclarent la guerre aux Etats-Unis.

- François Mitterrand était le successeur de François Ier.

- François Mitterrand est mort d'un cancer de l'utérus.

La dernière est sans conteste la plus fine !

  © Ce texte n'est pas libre de droit.

Article déjà publié le 25/05/2010

Retrouvez ma Vitalie illustrée chez Chantaloup

Elle est irrésistiblement drôle !

http://lesangesetlesdiables.blogspot.fr/2013/10/mille-et-trois-petits-tracas-de-vitalie.html

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 10:02

  chat vitalie

En août 2009, j'ai écrit 5 nouvelles... 

En voici le 2e volet : 

Mon lit est devenu une vraie fournaise. J’ai l’impression d’être dans un sauna. Je dégouline littéralement. Je suis dans de sales draps. Me lever devenait urgent. Loup est déjà debout, réglé comme du papier à musique. Tous les matins il fait  concurrence déloyale à notre coq nain  qui chante dès les premières lueurs de l’aube. Je me réfugie dans la salle de bain. Je déteste qu’on me surprenne au réveil, le teint brouillé et l’haleine parfumée aux effluves de poissons avariés. Je préfèrerais qu’on me voie toute nue même avec mes bourrelets et ma cellulite. Loup doit être en train de nettoyer la terrasse à grande eau. J’entends le crissement des poils durs du  balai. Il ne doit pas y aller de main morte. Il lessive, il brosse et il récure comme si sa vie entière en dépendait. Je me demande encore  comment le carrelage peut résister à des assauts aussi violents. Ce rituel hebdomadaire m’exaspère au plus haut point. Chaque samedi, il astique. Je me regarde dans le miroir sans complaisance. Je ferais bien de rafraîchir ma coupe chez Christophe, le seul coiffeur du village. Mes cheveux jaunes et hirsutes ressemblent à un balai Océdar qui faisait fureur dans les années soixante-dix pour capturer la poussière. Toutes les ménagères connaissent l’aspirateur mais pas ce balai miracle qui passe et repasse dans les coins. Je conseille vivement aux personnes qui ont un parquet de l’utiliser à condition d’en posséder un ! C’est un balai à la tête articulée vorace, léger et docile. J’ai la chance d’avoir conservé cette antiquité. C’est super efficace pour attirer les poils d’animaux. En plus cela fait briller le sol. Je vous assure que c’est bien mieux que d’enfiler la brosse de votre balai dans une jambe de collant ou de bas en nylon.  Même si c’est écologique et que cela donne une seconde vie à de vieux collants. J’ai du parquet ciré à l’huile de coude dans mes chambres et dans mon salon. Il est ancien et abîmé à certains endroits, alors je sais de quoi je parle. Je ne peux pas boire mon café tranquille. Loup m’appelle. Rien qu’à l’intonation de sa voix, je devine qu’il faut que je rapplique de suite si je ne veux pas avoir des représailles : Vitalie, vite, viens voir ! Qu’est-ce  qu’il y a encore ? Regarde ça ! C’est encore ta saleté de greffier qui m’a fait des cochonneries. Des  cochoncetés ?Tiens donc, ce n’est pas le genre de Sybil à se laisser aller à une telle bassesse indigne d’un chat qui se respecte. Est-ce que je lui demande si sa grand-mère fait du vélo ? Je ne sais pas pour combien de temps il va me prendre pour une imbécile. Quand je pense que le Japon s’apprête à passer le cap des trente-deux mille centenaires ! Je préfèrerais sucrer les fraises que de fêter le cent et unième anniversaire de Loup. Je scrute attentivement la déjection féline qui frise l’insolence, au beau milieu de la salle à manger. Visiblement Sybil a une dent contre Loup. Je ne peux m’empêcher de rire sous cape. Mon matou noir et blanc, redoutable chasseur de souris, a tout saisi. La vengeance est un plat qui se mange chaud. Je vais l’envoyer aux pelotes, ce Loup qui ne comprend vraiment rien au comportement rebelle de Sybil qui ne manque pas une occasion pour se revancher. Avant-hier, des Italiens en colère ont fait la grève des pâtes, pourquoi Sybil ne ferait-il pas la grève de la propreté ? Tu vas me débarrasser séance tenante, de ce tas de merde… Ce tas de merde comme tu dis, t’est destiné mon cher, tu le sais fort bien. Ben voyons… C’est ta bestiole, pas la mienne. Alors tu vas me faire le plaisir d’assumer tes responsabilités. Tu as peur de te salir les paluches ? La bave de crapaud n’atteint pas la blanche colombe…Oh arrête tes expressions à la noix ! Tu es la colombe et je suis le crapaud. Tu en es une belle, une colombe ! Une colombe qui a perdu ses ailes depuis longtemps.Tu te trompes, je suis une damoiselle sans «  elle », donc une dame. Je vais te dire une bonne chose, tu m’emmerdes Vitalie ! Ce chat me mène un enfer, tu le sais ça ? Je ne compte plus les fois où il urine sur mes vêtements ; heureusement qu’il est castré ! Qu’est-ce que ce serait s’il ne l’était pas ! Je n’ose pas imaginer les dégâts…Tu oublies qu’il souffre d’une cystite. Des problèmes urinaires imaginaires ! Je te dis moi, que ce chat est sadique et pervers. Il ne sait faire que des bêtises. Effronté comme pas deux, maladroit, agressif … J’en ai plus qu’assez de me faire mordre les mollets à tout bout de champ. Il a bouffé du lion ou quoi ? Il a encore bouloté le joint du frigo. Il va falloir que je le change. Il ne peut pas attendre comme tout le monde qu’on lui donne à manger ! Et puis, rusé avec ça, Monsieur sait ouvrir les portes ! C’est un vrai cauchemar ! J’en ai marre, marre et marre… Lorsque je t’ai épousée j’aurais mieux fait de me casser une guibole !  

  © Ce texte n'est pas libre de droits

Article déjà publié le 05/10/2010

Retrouvez ma Vitalie illustrée chez Chantaloup

Elle est irrésistiblement drôle !

http://lesangesetlesdiables.blogspot.fr/2013/10/mille-et-deux-petits-tracas-de-vitalie.html 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 10:00

 pépé+dort

En août 2009, j'ai écrit 5 nouvelles

(reliées entre elles en une seule histoire)  

En voici le 1er volet :

J’en ai assez de devoir tout le temps m’habiller, me déshabiller. Un coup j’ai froid, un coup j’ai chaud. J’enfile un pull qui me moule la poitrine. Je retire mes bas de contention qui me saucissonnent les jambes. C’est pire que d’avoir des chaussettes sans élastiques qui tombent sur les godasses ! Décidément, ces bouffées de chaleur me mènent la vie dure. Elles se rappellent à mon bon souvenir, le jour, la nuit. Trop souvent elles m’empêchent de dormir. Ce qui est assez banal en cette période de la vie féminine quand on atteint l’âge de la femme en préménopause. Pour trouver le sommeil, j’essaye de trouver une parade ; je me soigne au miel. Pas n’importe lequel. Le miel de pissenlits associé à une tisane m’évite de « tomber dans le pot ».  Si j’osais je me ferais des monumentales tartines de miel, gloutonne comme je suis. « J’ai dû être une oursonne dans une vie antérieure… Du temps où les ours bruns peuplaient encore les Pyrénées ; bien avant le recul de la banquise qui prive les ours polaires de leurs terrains de chasse ; d’ailleurs la raréfaction de leur nourriture risque fort d’expédier le roi du Grand Nord dans les muséums au rayon des espèces disparues.  Il ne fait pas bon être un ours aujourd’hui ! Il est interdit de territoire. » Oui mais voilà, ce sucre vivant ambré, doré ou translucide est contre-indiqué en cas de diabète et de surpoids ! L’humoriste Elie Kakou claironnait que Madame Sarfati n’était pas grosse mais dilatée… Je ne suis pas aussi large que haute mais on me dit bien enrobée. Aussi je fabrique mon miel moi-même. Je prépare une gelée de pissenlits au goût prononcé qui donne l’impression de miel. Je cueille trois cent soixante-cinq fleurs de pissenlits bien épanouies que je fais sécher au soleil pendant plusieurs heures. Ensuite je les trempe dans une bassine avec un litre et demi d’eau, deux oranges et deux citrons coupés en morceaux. Je fais cuire la mixture à tout petit bouillon durant une heure. Je filtre et je presse pour obtenir le maximum de jus. Je laisse mijoter à feu doux le précieux liquide en ajoutant un kilo de sucre. Je peux affirmer que ce breuvage est un délicieux sirop, même si ce ne sont pas nos petits insectes butineurs qui l’ont concocté. Car autant l’avouer tout de suite, à mon âge et à l’heure qu’il est, je souffre de mille et un petit tracas. Comment combattre les gonflements de la cinquantaine ? Décrocher la lune ne serait pas plus difficile ! Je ne vous parle même pas de mes hémorroïdes ! Je me balade dans toute la maison avec un coussin gonflable pour soulager mon pauvre derrière en feu, passé au préalable sur des braises incandescentes. Elles ont beau se cacher dans notre dos, les fesses nous obsèdent souvent… Nous sommes le 14 septembre ; il y a cinquante et un coups qui ont sonné à l’horloge de ma vie. Je vais me coucher. Vite au lit, Vitalie ! Comme cadeau d’anniversaire je voudrais bien que Morphée m’accueille gentiment dans son royaume. Sans lui, je suis désespérément seule. S’il  me donnait des nouvelles, il me ferait la vie plus belle. «  Pardonne-moi, grand  seigneur de la nuit car je suis devenue insomniaque. Et tu m’oublies  quand je suis loin de toi. Pourtant tu ne crains rien ce n’est pas mon idiopathique de mari qui va me bercer car il est hyper somnolent. A peine le temps de lui souhaiter une bonne nuit qu’il a déjà plongé. » C’est infernal, entre ses apnées, sa ronchopathie et ses mouvements spasmodiques des jambes et des bras, dormir à ses côtés relève tout simplement  du miracle.  Comme si cela ne suffisait pas, il souffre aussi de somnolences hyper actives  diurnes. Il est obligé de porter un actimètre à son poignet gauche en permanence (s’il était gaucher, il le porterait au poignet droit). Cet appareil lui permet de déterminer avec exactitude ses phases de repos et de veille. Heureusement, car sinon il serait capable de s’assoupir à des moments totalement inappropriés ! Ces troubles du sommeil peuvent avoir des conséquences fâcheuses, voire dangereuses lorsqu’ils ne sont pas diagnostiqués à temps. Si on ne les soigne pas, cela peut devenir gênant pour mener une vie normale : conduire, travailler. Pourtant il a fallu l’année dernière que je traîne presque de force Loup chez le médecin. Bien sûr le bougre ne se sentait pas du tout malade. J’affabulais !

La nuit porte conseil. Cette révélation explosive, qui s’avère dans mon cas être un pétard mouillé, vaut son pesant d’huile de cacahouète. Tandis que Loup dort sur ses deux oreilles et ronfle comme un sonneur, je ne compte ni les moutons, ni les vaches maigres mais les étoiles lors d’une nuit claire loin de la pollution lumineuse de la ville. Je cafarde comme ce sympathique insecte noir qui s’agite dans les recoins sans lumière. Je regrette mon doudou de mon enfance, mon ours en peluche. Mon époux Loup dort comme une souche et moi je vais enfoncer une porte ouverte puisque rien ne l’ébranle. Au diable vauvert, je suis vidée jusqu’à la lie. Vitalie, vis ta vie... J’ai eu cinquante et un balais, je suis contente, bonsoir.

© Ce texte n'est pas libre de droits

Article déjà publié le 03/05/2010

Retrouvez ma Vitalie illustrée chez Chantaloup

Elle est irrésistiblement drôle !

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 10:04

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Vous pouvez retrouver Jack le poétiste ici :

http://jack.maudelaire.over-blog.com/

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